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Fiscalité de l'assurance-vie 2026

Comment est imposé un rachat sur votre contrat : avant 8 ans, après 8 ans, et au décès.

⚠️ Estimateur pédagogique. Le calculateur ci-dessous modélise l'imposition d'un rachat sur un contrat existant : il applique la proratisation simplifiée du seuil de 150 000 € de primes et ne remplace pas le décompte de votre assureur.

Calculateur d'imposition d'un rachat

Simule l'imposition d'un rachat sur un contrat d'assurance-vie que vous détenez déjà.

Montant net perçu après impôt et prélèvements sociaux
Produits (gains) dans le rachat
Impôt sur le revenu
Prélèvements sociaux 17,2 %
Taux d'IR retenu

Quand et comment l'assurance-vie est-elle imposée ?

Un contrat d'assurance-vie n'est jamais imposé tant que vous n'y touchez pas. L'imposition n'intervient qu'au moment d'un rachat (retrait partiel ou total) ou du dénouement du contrat. Et seule la part de produits — les gains — comprise dans la somme retirée est taxée : le capital que vous avez versé ressort en franchise d'impôt.

Cette part de produits se calcule au prorata : produits = rachat − (primes versées × rachat ÷ valeur du contrat). Exemple : contrat de 120 000 € alimenté par 100 000 € de primes, rachat de 30 000 € → produits imposables = 30 000 − (100 000 × 30 000 ÷ 120 000) = 30 000 − 25 000 = 5 000 €. L'impôt et les prélèvements sociaux ne portent que sur ces 5 000 €.

L'imposition comporte deux étages : l'impôt sur le revenu, dont le taux dépend de l'ancienneté du contrat et du montant total des primes ; et les prélèvements sociaux à 17,2 %, dus dans tous les cas, sans abattement.

Avant 8 ans : PFU de 30 %

Pour un rachat effectué sur un contrat de moins de 8 ans, les produits (issus de primes versées depuis le 27 septembre 2017) sont soumis au prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total. Aucun abattement ne s'applique.

Vous pouvez renoncer au PFU et opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu (case 2OP de la déclaration). Cette option est globale — elle vaut pour l'ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers de l'année — et n'a d'intérêt que si votre taux marginal d'imposition est de 0 % ou 11 %.

Exemple : rachat contenant 8 000 € de produits sur un contrat de 3 ans → IR 12,8 % = 1 024 €, PS 17,2 % = 1 376 €, soit 2 400 € d'imposition, 5 600 € nets.

Après 8 ans : abattement et taux réduit de 7,5 %

Le cap des 8 ans de détention déclenche deux avantages, uniquement sur l'impôt sur le revenu :

Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la totalité des produits, avant tout abattement.

Exemple (couple, contrat de 10 ans, 120 000 € de primes) : rachat contenant 12 000 € de produits → abattement 9 200 € → assiette IR 2 800 € → IR à 7,5 % = 210 € ; PS 17,2 % sur 12 000 € = 2 064 €. Imposition totale 2 274 €. Le détail est développé sur la page imposition de l'assurance-vie après 8 ans.

Le seuil de 150 000 € de primes

Le taux réduit de 7,5 % après 8 ans ne s'applique qu'à la part de produits rattachée aux 150 000 premiers euros de primes nettes versées, tous contrats confondus et après le 27 septembre 2017. La fraction de produits correspondant aux primes qui dépassent ce seuil reste imposée à 12,8 %.

Le partage se fait au prorata : si vous avez versé 200 000 € de primes, 75 % des produits imposables bénéficient du 7,5 % et 25 % sont taxés à 12,8 %. Le seuil s'apprécie au niveau du foyer fiscal et il est net des rachats déjà effectués. Le calculateur applique une proratisation simplifiée à partir du total de primes que vous saisissez ; l'assureur, lui, tient le compte exact contrat par contrat.

Prélèvements sociaux : 17,2 % maintenus

Alors que la LFSS 2026 porte les prélèvements sociaux sur le capital de 17,2 % à 18,6 % (PEA, compte-titres, plus-values mobilières), l'assurance-vie reste à 17,2 %. Elle figure sur la liste limitative des placements épargnés par la hausse, aux côtés du PEL, du CEL et des revenus fonciers. La plupart des comparateurs concurrents n'ont pas encore intégré cette distinction et affichent encore 30 % / 17,2 % partout.

Sur un contrat, les prélèvements sociaux sont prélevés différemment selon le support : au fil de l'eau chaque année sur les intérêts du fonds en euros, et au moment du rachat sur les plus-values des unités de compte. En cas de trop-perçu (moins-value au rachat après des prélèvements annuels sur fonds euros), l'assureur restitue l'excédent.

Fiscalité en cas de décès

L'assurance-vie est dénouée par le décès de l'assuré et le capital revient aux bénéficiaires désignés, hors succession civile. Le régime fiscal dépend de l'âge de l'assuré au moment des versements :

Le conjoint ou partenaire de PACS bénéficiaire est totalement exonéré (loi TEPA), quel que soit le montant et l'âge des versements.

Barème progressif ou PFU : que choisir ?

Par défaut, les produits sont soumis au PFU (30 % avant 8 ans, ou 7,5 % / 12,8 % + 17,2 % après). L'option pour le barème progressif (case 2OP) est globale et annuelle : elle s'applique à tous vos revenus de capitaux mobiliers. Elle n'est avantageuse que si votre taux marginal d'imposition est inférieur au taux forfaitaire — en pratique, foyers non imposables ou dans la tranche à 11 %. Après 8 ans, l'abattement de 4 600 € / 9 200 € s'impute quelle que soit l'option retenue.

Questions fréquentes

Seuls les gains contenus dans un rachat sont imposés. Avant 8 ans : PFU de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (seul) ou 9 200 € (couple) sur l'assiette de l'IR, puis IR à 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes et 12,8 % au-delà ; les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la totalité des gains.

Après un abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple), les gains sont imposés à 7,5 % d'impôt sur le revenu pour la part correspondant aux primes versées jusqu'à 150 000 €, et à 12,8 % au-delà. S'y ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux sur l'ensemble des gains, sans abattement. Soit un taux effectif souvent compris entre 17,2 % et 24,7 %.

Non. L'abattement de 4 600 € / 9 200 € après 8 ans ne s'impute que sur l'assiette de l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent sur la totalité des produits contenus dans le rachat, avant tout abattement.

La part de gains imposables se calcule au prorata : produits = montant du rachat − (total des primes versées × montant du rachat ÷ valeur totale du contrat). Seuls ces produits sont soumis à l'impôt et aux prélèvements sociaux ; la fraction correspondant au capital versé sort en franchise.

Le taux d'IR réduit de 7,5 % après 8 ans ne s'applique qu'à la fraction de gains rattachée aux 150 000 premiers euros de primes (nets de rachats, tous contrats confondus, versés depuis le 27/09/2017). La fraction au-delà est imposée à 12,8 %. Le partage est proportionnel : avec 200 000 € de primes, 75 % des gains bénéficient du 7,5 %.

Non. La hausse de la LFSS 2026 (17,2 % → 18,6 %) épargne l'assurance-vie, qui figure sur la liste limitative des placements maintenus à 17,2 %, avec le PEL, le CEL et les revenus fonciers. Le PEA et le compte-titres, eux, passent à 18,6 %.

Pour les primes versées avant 70 ans (art. 990 I du CGI), chaque bénéficiaire a droit à un abattement de 152 500 €, puis prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans (art. 757 B), un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes uniquement, le surplus étant soumis aux droits de succession ; les gains restent exonérés.

Non. Le conjoint marié et le partenaire de PACS bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie sont totalement exonérés depuis la loi TEPA de 2007, sans limite de montant et quel que soit l'âge de l'assuré au moment des versements.

Oui. L'assureur transmet à l'administration le montant des produits et applique le prélèvement forfaitaire. Vous reportez ces montants sur votre déclaration (formulaire 2042, cases 2CH et suivantes) ; l'impôt déjà prélevé est déduit et, après 8 ans, l'abattement de 4 600 € / 9 200 € est appliqué automatiquement lors du calcul.

Seulement pour sa fraction représentative d'actifs immobiliers imposables (SCPI, OPCI, parts de sociétés immobilières logées dans le contrat). La part investie en fonds euros, actions ou obligations n'est pas soumise à l'impôt sur la fortune immobilière.

Transparence, méthodologie & sources

FÉ

La rédaction Fiscalité Épargne

Équipe éditoriale — fiscalité de l'épargne

Contenu rédigé à partir des textes officiels (LFSS 2026, Code général des impôts, BOFiP, service-public.fr). Les calculs sont déterministes : ils appliquent les taux et barèmes en vigueur, sans intelligence artificielle. Barèmes vérifiés le 2026-09-04 — journal des mises à jour.

Méthodologie & limites

Voir la méthodologie complète (formules, hypothèses, cas non modélisés). Pour une simulation officielle, utilisez le simulateur de l'administration sur impots.gouv.fr.

Conseil & validation professionnelle

Gesmine-Invest Limited n'est pas enregistré à l'ORIAS et n'a pas le statut de conseiller en investissements financiers (CIF). Les résultats ne constituent pas un conseil personnalisé. Avant toute décision, consultez un conseiller en gestion de patrimoine (annuaire de la CNCGP) ou un avocat fiscaliste.

Code source auditable

Les formules sont publiques sur le dépôt GitHub.

Sources officielles

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