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Le prélèvement forfaitaire unique (PFU / flat tax) en 2026
Le prélèvement forfaitaire unique, ou flat tax, est le mode d'imposition par défaut des revenus du capital : dividendes, intérêts, et plus-values de cession de valeurs mobilières réalisées sur un compte-titres ordinaire. Il combine deux composantes :
- une part d'impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 12,8 % ;
- une part de prélèvements sociaux de 18,6 % (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %).
Soit un taux global de 31,4 % en 2026, contre 30 % jusqu'en 2025. La hausse vient du relèvement de la CSG sur les revenus du capital opéré par la LFSS 2026. L'assurance-vie n'est pas concernée : son PFU spécifique reste à 30 % (12,8 % + 17,2 %) avant 8 ans.
| Type de revenu | Imposition par défaut 2026 |
|---|---|
| Dividendes d'actions (CTO) | PFU 31,4 % |
| Intérêts d'obligations, de comptes à terme | PFU 31,4 % |
| Plus-values de cession de valeurs mobilières | PFU 31,4 % |
| Gains d'assurance-vie < 8 ans | PFU 30 % (12,8 % + 17,2 %) |
| Livret A, LDDS, LEP | Exonérés |
Un acompte d'impôt sur le revenu de 12,8 % est prélevé à la source par l'établissement payeur l'année de perception des dividendes et intérêts, puis régularisé l'année suivante lors de la déclaration. Les foyers dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple) peuvent demander une dispense d'acompte, à formuler avant le 30 novembre auprès de la banque.
Barème progressif : quand y opter
Vous pouvez renoncer au PFU et soumettre l'ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers au barème progressif de l'impôt sur le revenu, en cochant la case 2OP de la déclaration. L'option est globale (tous les revenus concernés de l'année) et se reconduit tant que vous ne la révoquez pas.
Elle devient intéressante quand votre taux marginal d'imposition est bas :
- TMI 0 % → l'IR est nul, seuls les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus (contre 31,4 % au PFU) ;
- TMI 11 % → 11 % d'IR + 18,6 % de PS ≈ 29,6 %, légèrement mieux que 31,4 %, et l'abattement de 40 % sur dividendes creuse l'écart ;
- TMI 30 % ou plus → le PFU (31,4 %) est presque toujours plus favorable.
Au barème, une fraction de la CSG (6,8 points) est déductible du revenu imposable de l'année suivante.
L'abattement de 40 % sur les dividendes
Réservé à l'option barème, l'abattement de 40 % s'applique aux dividendes d'actions de sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés (françaises ou étrangères éligibles). Seuls 60 % du dividende brut sont alors soumis au barème de l'IR. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent calculés sur 100 % du dividende. Cet abattement ne s'applique pas aux plus-values de cession ni aux intérêts.
Plus-values de cession sur CTO
La plus-value se calcule par différence entre le prix de cession et le prix moyen pondéré d'acquisition (PMP) des titres vendus. Elle est imposée au PFU de 31,4 %, ou au barème sur option.
Les abattements pour durée de détention (50 % à 65 %) ne subsistent que pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018 et uniquement en cas d'option pour le barème. Les moins-values s'imputent sur les plus-values de même nature de l'année, puis sont reportables pendant 10 ans.
Cas particuliers
- PEA clôturé avant 5 ans : les gains basculent au régime du compte-titres, imposés au PFU de 31,4 % (ou barème) — voir fiscalité du PEA.
- Titres étrangers : les dividendes subissent d'abord une retenue à la source dans le pays d'origine (souvent 15 % avec les États-Unis via le formulaire W-8BEN). Un crédit d'impôt conventionnel, imputable sur l'IR français, évite la double imposition dans la limite prévue par la convention.
- Compte joint : les revenus sont réputés partagés entre les cotitulaires selon leur quote-part et déclarés par chaque foyer fiscal.
- Non-résidents : les plus-values de cession de valeurs mobilières sont en principe exonérées en France (hors participations substantielles) ; les dividendes de source française subissent une retenue à la source.
Exemple chiffré : PFU contre barème
10 000 € investis, +7 %/an pendant 10 ans → capital brut ≈ 19 672 €, plus-value ≈ 9 672 € à la revente.
- PFU 31,4 % : impôt ≈ 3 037 € → net ≈ 16 635 €.
- Barème, TMI 11 % : IR 11 % sur 9 672 € = 1 064 € + PS 18,6 % = 1 799 € → impôt ≈ 2 863 € → net ≈ 16 809 €.
- Barème, TMI 30 % : IR 2 902 € + PS 1 799 € = 4 701 € → net ≈ 14 971 €. Le PFU l'emporte largement.
Questions fréquentes
C'est le mode d'imposition par défaut des revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values mobilières). Il combine 12,8 % d'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Sur un compte-titres, le taux global est de 31,4 % en 2026.
31,4 % sur un compte-titres (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), contre 30 % jusqu'en 2025. Le PFU applicable aux gains d'assurance-vie de moins de 8 ans reste à 30 % (12,8 % + 17,2 %).
Oui, mécaniquement : les prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont passés de 17,2 % à 18,6 % (relèvement de la CSG par la LFSS 2026), ce qui porte le PFU global de 30 % à 31,4 % sur le compte-titres, les dividendes et les plus-values mobilières.
Le PFU (31,4 %) est le plus souvent favorable. Le barème progressif n'a d'intérêt que si votre taux marginal d'imposition est de 0 % ou 11 %, notamment grâce à l'abattement de 40 % sur les dividendes et à la CSG partiellement déductible. L'option (case 2OP) est globale et vaut pour tous vos revenus de capitaux mobiliers de l'année.
Un acompte d'IR de 12,8 % est prélevé à la source sur les dividendes et intérêts. Les foyers dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple) peuvent en être dispensés, en le demandant à leur banque avant le 30 novembre.
Un PFU spécifique s'applique à l'assurance-vie, mais à un taux différent : 30 % (12,8 % + 17,2 %) avant 8 ans, et 7,5 % / 12,8 % + 17,2 % après 8 ans avec abattement. Le PFU de 31,4 % concerne le compte-titres, les dividendes et les plus-values mobilières. Voir la fiscalité de l'assurance-vie.
Les dividendes, intérêts et plus-values sont pré-remplis à partir de l'IFU transmis par la banque, sur la déclaration 2042 (revenus de capitaux mobiliers) et, pour les plus-values, sur la 2074 le cas échéant. L'acompte de 12,8 % déjà prélevé est déduit. La case 2OP permet d'opter pour le barème.
Les moins-values de cession de valeurs mobilières s'imputent d'abord sur les plus-values de même nature réalisées la même année, puis, en cas de reliquat, sont reportables sur les plus-values des 10 années suivantes. Elles ne s'imputent pas sur le revenu global.
Uniquement en cas d'option pour le barème progressif : 6,8 points de CSG sur les 18,6 % de prélèvements sociaux sont alors déductibles du revenu imposable de l'année suivante. Au PFU, aucune fraction de CSG n'est déductible.
Non. Un ETF capitalisant ne distribue pas de dividende : il n'y a donc pas d'imposition annuelle. La plus-value latente n'est imposée qu'au moment de la revente des parts, au PFU de 31,4 % ou au barème.
Transparence, méthodologie & sources
Méthodologie & limites
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